Né à Londres le 21 février 1801 dans une famille anglicane, John Henry Newman avait rejoint Rome en 1845 après avoir dénoncé ce qu’il considérait comme des « dérives » de l’anglicanisme. Après sa conversion, Newman devient Prêtre Catholique en 1847, grimpant les échelons jusqu’à devenir Cardinal en 1879. La conversion du Prêtre anglican avait provoqué un vif scandale dans l’Angleterre victorienne au XIXe siècle, qui venait à peine de décriminaliser les Fidèles Catholiques. Les conséquences personnelles de cette décision vont être terribles. Il perd définitivement son poste à Oxford, ainsi que les revenus et autres avantages considérables attachés à ce statut ; la plupart de ses amis l’abandonnent ; il est même rejeté par sa famille.

Saint des temps moderne, théologien, romancier, poète et philosophe, héros national, authentique gentleman qui a su cultiver l’art de l’amitié comme personne, un des plus grands penseurs de son époque. pleinement à l’écoute de l’autre. Le choix de son blason de cardinal en dit long sur l’homme : Cor ad cor loquitur (Le cœur parle au cœur). l’un des grands maîtres spirituels des temps modernes doué d’une psychologie pénétrante, réaliste et souvent décapante. il savait parler de Dieu de façon très douce, sans jamais militer, sans jamais être moraliste. Newman était l’homme de Dieu au sens le plus profond du terme. Il était à la recherche absolue de la vérité. homme d’action infatigable pasteur » pendant presque toute sa vie : curé de paroisse, responsable de communauté et guide spirituel pour les milliers de personnes qu’il a eu sous sa charge. Benoît XVI insiste sur la pertinence de sa pensée notamment ses intuitions sur la conscience, sur le rapport entre foi et raison, sur la place vitale de la religion révélée dans la société et sur une nouvelle approche de l’éducation.
Béatifié en 2010, celui dont la canonisation prochaine a été annoncée en février 2019 avait un grand talent pour nouer et garder de vraies amitiés.
1. Lead, kindly Light, amid th’encircling gloom;
Lead thou me on!
The night is dark, and I am far from home;
Lead thou me on!
Keep thou my feet;
I do not ask to see
The distant scene—one step enough for me.
2. I was not ever thus, nor pray’d that thou
Shouldst lead me on.
I loved to choose and see my path; but now,
Lead thou me on!
I loved the garish day, and, spite of fears,
Pride ruled my will. Remember not past years.
3. So long thy pow’r hath blest me, sure it still
Will lead me on
O’er moor and fen, o’er crag and torrent,
till The night is gone.
And with the morn those angel faces smile,
Which I have loved long since, and lost awhile!
Conduis-moi, douce lumière,
parmi l’obscurité qui m’environne,
conduis-moi !
La nuit est sombre, et je suis loin du foyer, conduis-moi !
Garde mes pas ; je ne demande pas à voir
Les scènes éloignées : un seul pas est assez pour moi
Je n’ai pas toujours été ainsi :
je n’ai pas toujours prié que tu me conduises ;
J’aimais choisir et voir mon chemin,
mais maintenant conduis-moi.
J’aimais le jour éclatant, et, malgré mes craintes,
L’orgueil régissait ma volonté :
ne te souviens pas des années passées.
Aussi longtemps que Ta puissance m’a béni,
aussi longtemps me conduira-t-elle encore,
À travers landes et marécages, rochers et torrents,
jusqu’à ce que la nuit s’achève
Et qu’avec le matin sourient ces visages angéliques
depuis toujours aimés et voilés un instant.
Holiness rather than Peace
(“La sainteté plutôt que la tranquillité”)


